La ferme des Ormes

  • Notre histoire depuis 1967

    Il nous fait grand plaisir de vous présenter la vénérable histoire de la Ferme des Ormes.

    La Ferme des Ormes se situe en plein cœur du Québec, à Pierreville, au sud du lac St-Pierre, tout près du Chenal Tardif, un bras de la rivière St-François. Les sols de la région sont en majorité de type loam-sableux, un terrain idéal pour le jardinage. De plus, la région immédiate du lac St-Pierre jouit d’un microclimat qui permet des printemps plus hâtifs et plus doux. C’est sous ces cieux favorables, bénis pour l’agriculture, qu’aux alentours de 1860, les Comtois vinrent fonder ce qui deviendra la Ferme des Ormes.

    De cette famille de bâtisseurs naquit un homme important pour le Québec et son agriculture: Paul Comtois, qui deviendra lieutenant-gouverneur du Québec au mois d’octobre 1961, et qui mourut dans l’incendie du Bois-de-Coulonge dans la banlieue de Québec, le 21 février 1966. Décédé à l’âge de 70 ans, l’honorable Paul Comtois laisse derrière lui un passé riche d’actions politiques et sociales qui ont façonnées le paysage agricole du Québec. Il laisse derrière lui le souvenir d’un homme attaché à la terre grandement impliqué dans le monde agricole et manifestement au service de sa communauté.

    Il fit ses études au collège de Nicolet ainsi qu’à l’université de Montréal. Il fut reçu agronome en 1918 et exerça sa profession à Pierreville sur la ferme familiale : La Ferme des Ormes. Chef évaluateur à la commission du prêt agricole canadien de juin 1935 à novembre 1936. À l’Office du crédit agricole provincial, il fut gérant général du 16 novembre 1936 au 31 juillet 1957 […]. Président de la commission scolaire de Saint-Thomas-de-Pierreville en 1928. Marguiller de sa paroisse de 1930 à 1934. […]Maire de Saint-Thomas-de-Pierre ville de 1947 à 1961. [...] Il fut Ministre des Mines et Relevés techniques dans le cabinet Diefenbaker du 7 août 1957 au 5 octobre 1961. Président de la caisse populaire de Pierreville de 1945 à 1961. [etc.].” (extrait du Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992).

    C’est un petit survol de la naissance de la Ferme des Ormes. Suite au tragique décès de Paul comtois, en 1966, un ami de la famille Gérard Bourque et son épouse Marthe Ally, feront l’acquisition de cette ferme historique. C’est à ce moment que la vocation proprement maraîchère des lieux a prit naissance.

  • La ferme des Ormes

    Fin des années quatre vingt dix, nous voilà en préparation d’un transfert de ferme. Nous sommes quatre associés : Michèle Bourque, Jean Bourque, Josée Lanoie et Michel Deschenes et le plus jeune des fils, Stéphane Bourque se joindra à nous quelques années plus tard pour former le quintet actuel. Nous travaillons ensemble depuis quelques années déjà. Nous partageons un peu les mêmes rêves : fonder familles et reprendre l’entreprise des Bourques.

    En préambule à ces projets, nous avons tous été nous chercher une formation collégiale solide en agriculture à l’Institut de Technologie Agroalimentaire de St-Hyacinthe. Nos connaissances sont diverses et complémentaires : horticulture légumière et fruitière, serriculture et aménagement paysager. Enrichis de tout ce bagage académique, nous partagions à l’époque une grande passion pour une agriculture de proximité, plus touristique ou événementielle. Nous souhaitions faire connaître d’avantage la Ferme des Ormes et transformer certains produits à la ferme. Ces deux avenues nous ont été révélées lors de notre participation à un colloque sur l’agrotourisme à Coaticook en 1997.

    Nos premiers succès coïncident avec la naissance du Marché Godefroy. Un beau samedi matin du mois de juillet 1994, une foule de consommateurs curieux envahissait notre fameux chapiteau vert et jaune : ce fut un coup de foudre immédiat. Notre carrière de marchand de légumes prenait forme. Je me souviens encore très bien de cette euphorie qui habitait chacun de nous. C’est ainsi que nous allions devenir tour à tour spécialistes en marchandisage direct, producteurs diversifiés, experts conseils, déployant sous vos yeux fraîcheur, abondance et sourire.

    Dans les mêmes années, vous nous avez vus se joindre au retentissant succès de La Foire Agroalimentaire d’Automne du Grand-St-Esprit. C’est au travers de ces expériences un peu ahurissantes, où devant nos étales ont défilés parfois quelques quarante milles personnes, que notre goût du public s’est développé.
    Dans cette lancée, nous avons organisé la Fête des Citrouilles Illuminées. De 1997 à 2002, chaque fin de saison était clôturée par une fête d’Halloween mémorable. Plus de trois cents citrouilles illuminaient, trois soirées durant, les yeux ébahis de milliers de visiteurs.

    Souvenez-vous également de nos événements « Marché à la ferme » et aussi de nos « Fêtes de la fraise ».
    Une époque tumultueuse riche en efforts, dont on récolte encore beaucoup de fruits actuellement.